Il est indispensable d'éliminer l'eau présente au niveau de la tête de puits avant envoi du pétrole ou du gaz vers le pipeline ; au contact du gaz
sulfureux, elle est en effet susceptible de produire des acides, facteurs de corrosion. Sous certaines conditions, l'eau peut également se combiner au gaz, produisant des hydrates de gaz solides susceptibles d'obstruer complètement le pipeline, avec des conséquences pouvant être catastrophiques. C'est la raison pour laquelle les exploitants de pipelines imposent aux sites de traitement des teneurs en eau, C02 ou H2S
précises.
Toute l'eau n'est cependant pas éliminée, et elle peut s'accumuler lors du transport par pipeline.
Pour des raisons topographiques, les pipelines ne sont jamais parfaitement horizontaux. Quelques degrés de variation par rapport à l'horizontale
suffisent à entraîner la condensation et l'accumulation dans les zones basses de liquides
susceptibles d'être entraînés dans le pipeline sous forme dune poche de liquide hautement chargée en gaz et pouvant provoquer de graves dégâts.
On dote donc les terminaux d'arrivée de pièges à condensats de contenance suffisante compte tenu du volume de gaz et de liquide concerné. Il est très difficile de prévoir la formation et l'importance de ces poches de liquide, même à l'aide de systèmes informatisés, de sorte que le piège à condensats doit être adapté à des volumes de liquides importants et à des débits élevés.